Prends ta plume et envole-toi !

J’ai eu une révélation en lisant tout à l’heure un article retweeté par un expert en communication, Steve Farnsworth. « Are You Too Busy Being A Writer To Write? ». La question était soulevée par Lynda R. Young, une écrivaine qui ne semble apparemment pas avoir explosé les quotas de ventes dans sa vie et dont l’article itself n’avait rien de transcendant, mais qui a au moins eu le mérite de rappeler à l’ordre les plus indisciplinés d’entre nous. Et je m’inclus dedans. Je SUIS dissipée. Curieuse, rêveuse, touche-à-tout, vous appellerez ça comme vous voulez, je l’avoue, cet aspect ajouté à mon manque de patience et mes antennes de petite fourmi qui captent tout et n’importe quoi ne me permet actuellement pas d’avancer dans l’écriture de mon roman. Oui, vous avez bien lu. Un ROMAN. « Whaaat ? Tu sais écrire, toi ? » Sans blague. 15 ans plus tard, je suis toujours aussi fière de la nouvelle de 68 pages que j’ai vaillamment pondue en guise de projet à l’école primaire. Pas de maquette, pas de claquettes, mais un livre. Une histoire de détectives à la recherche d’un gri-gri volé dans la brousse africaine. Un bon roman de gosse de 11 ans, en somme. Mais… pourquoi ne suis-je donc plus capable de prendre ma plume (ou mon clavier) et écrire ce que mon imagination me dicte au lieu de ressasser une vieille gloire datant des années 90 ? Parce que. Dans l’ère du digital qui nous submerge, à cause des smartphones et autres tablettes, et avec l’information à portée de main, on veut tout, tout de suite. Le syndrome de l’enfant gâté qui n’attend plus pour recevoir – ni même demander – un bonbon. Du coup, on se perd, on s’emmêle les pinceaux. Enfin personnellement, j’ai l’impression de me noyer dans la futilité. Mon attention se démultiplie et est attirée par des dizaines de petites choses, à gauche et à droite. Il m’est devenu difficile de me focaliser sur une tâche bien définie lorsque j’occupe mon temps libre. Tout m’intéresse et tout vient à moi. C’est bien, une vie remplie, si ce n’est que je ne prends même plus le temps de lire, de me (re)poser voire même, de réfléchir. Je mange, je bosse, je digitalise, je socialise et je regarde la télé en mangeant des cuberdons. C’est le revers de la médaille. A force d’évoluer dans un univers de consommation rapide, on oublie les fondements de la vie simple et on s’écarte de l’essentiel. BACK TO THE ROOTS, les gars. Retour aux sources. A ce qui nous tient à cœur. A l’écriture. Celle qui vient du plus profond de son être et de son cerveau. C’est bien joli de vouloir s’improviser écrivain, mais si on ne consacre pas toute son énergie à une tâche aussi titanesque, l’espoir d’un jour être publié reste assez mince. Il faut lire, se documenter, s’informer, rencontrer et surtout, ne pas avoir le trac de la feuille blanche. Se lâcher. Si ce n’est pas bon, on recommence. On prend le temps. Lui, c’est notre allié le plus précieux que l’on ne doit jamais sous-estimer. Alors, à vos plumes !

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Quand lira-t-on?

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’aller faire un tour à la grande Bouquinerie de la Croix-Rouge, je vous le recommande vivement! A mille lieues des strass et paillettes des restaurants deux étoiles ou des pantalons couleur anis, cette initiative vaut vraiment la peine d’être promue.

Entreposés dans un grand hangar au siège social de la Croix-Rouge, des milliers de bouquins attendent patiemment le lecteur qui saisira l’opportunité rêvée de remplir sa bibliothèque à petits prix. 50 cents le livre de poche, 2 euros le livre en meilleur état, en allant jusqu’à une 20aine d’euros le livre en état neuf. Autant vous dire que je me suis fait plaisir. 11 euros pour 10 bouquins, on ne pouvait espérer mieux. J’en ai profité pour revisiter certains classiques et parfaire mes connaissances littéraires en optant pour du Jules Verne, Umberto Eco ou encore, Voltaire. J’ai également craqué sur des romans de René Barjavel (toute mon adolescence…), Bernard Werber et Peter Mayle. « Sushi for beginners » de Marian Keyes et « Cité de la Poussière Rouge » de Qiu Xialong font également partie des heureux élus (et je vous en dirai des nouvelles car je ne connais pas ces auteurs).

En résumé, tout est là : pour les petits, les grands, les francophones, les néerlandophones, les anglophones, les gens en quête de voyage, les amateurs de musique et d’art, les zéros en informatique, les poètes romantiques, les fans invétérés de cuisine, des auteurs classiques et contemporains par centaines, de Balzac à Poivre d’Arvor en passant par Marcel Pagnol, des écrivains connus, perdus, retrouvés… Même s’il faut encore farfouiller pour trouver son bonheur, les volontaires de la Croix-Rouge ont déjà prémâché le travail en classant les livres par genre et auteur. Errez dans les allées et laissez-vous tenter par un nom, une couverture ou un titre. Quoi de mieux de dépenser ses sous pour deux bonnes causes : les recettes engrangées seront intégralement reversées aux projets de solidarité et de proximité de la Croix-Rouge (aide aux plus démunis, accompagnement des personnes âgées isolées, etc.) et surtout, vous assurez vos moments de détente au coin du feu durant ce long hiver froid et morne. Bonne lecture !

Où? Croix-Rouge, rue de Stalle, 96 – 1180 Uccle
Quand? Jusqu’au dimanche 18 novembre
Plus d’unfo: www.croix-rouge.be