Quelques notes stambouliotes

Hell YEAH!

Me revoilà plus en forme que jamais avec un tout nouveau post, tout frais, tout propre, tout beau, qui sent bon le sable chaud! Après ces deux-trois mois d’abstinence sur le web (quoique… selon les dires de certains, mon activité Facebookienne est restée relativement élevée), j’ai envie de partager avec vous mon véritable coup de coeur pour cette fantastique ville qu’est Istanbul!

PapyCopyright L.G.

Il y a quelques temps, mon Valentin et moi avons réfléchi à diverses destinations en vue d’un petit city trip bien mérité. Soleil et bonne bouffe ont clairement orienté notre choix, mais je devrai bien admettre que le prix du billet d’avion a été décisif. Nous avons donc finalement opté pour Istanbul, vols avec Jetairfly depuis Brussels South Charleroi Airport (un nom très pompeux pour un aéroport qui reste toutefois un peu sommaire). Ahhh les joies du low cost… Prendre un vol depuis Charleroi relève de l’épique. Vous vous retrouvez dans l’avion avec un condensé de Josiane’s qui ne sont jamais allées plus loin que la Baraque Fraiture et qui piquent les sièges des autres parce qu’elles veulent être à côté de leurs “copèènes”. Outre la bande à Roberta, cela faisait également très longtemps que je n’avais plus vu des mines aussi réjouies après un atterrissage plutôt turbulent et des applaudissements à tout-va, dans le genre “ce pilote est incroyable, nous sommes sains et saufs, ALLELUIA!” Bref, c’était assez divertissant!

Mais trêve de plaisanterie, je disais donc, un petit city trip de 4 jours qui tombait à point nommé. Je vais retracer pour vous ces 4 jours incroyables (oui, je parle avec emphase “incroyable, fantastique”, car ça l’était!!).

Jour 1:

C’était carrément rude. Lever à 03h00 du matin car la navette venait nous chercher à 03h30 pour se rendre à Charleroi… By the way, je recommande à tous ce système ultra pratique: au lieu de prendre votre voiture, de la laisser au parking et de payer un forfait de 80 euros (dans le lockpark), vous payez une navette à 50 euros le trajet (pour deux) et vous pouvez même piquer un petit roupillon dans la camionnette qui vous amènera à bon port (et à toute vitesse). Je vous passe donc les détails, aéroport, avion (déjà parlé de l’équipe de Josiane’s), arrivée à Istanbul Sabiha, bus durant une heure et arrivée à Taksim, un quartier ultra animé de la ville. 10 minutes et quelques hésitations plus tard, nous voilà aux portes du Mama Shelter, cet hôtel que je me faisais une joie de découvrir. Je m’étais déjà rendue au restaurant du Mama Shelter à Paris, mais je n’avais pas encore eu la chance de tester le moelleux des lits de cette chaîne d’hôtels designed by Starck. Philippe Starck. Himself. La folie, cet endroit. Jugez par vous-mêmes. Je ne vais pas consacrer un article entier à l’hôtel, mais mine de rien, ça fait toujours plaisir de retrouver une chouette chambre toute “chill” (c’était le mot d’ordre du séjour) et toute belle après une journée éreintante. En tout cas, rien à redire. Service impeccable, personnel hyper sympa! Je reviendrai.

mama shelter
Copyright L.G.

Malgré nos trois pauvres petites heures de sommeil, nous sommes donc partis à la découverte de la ville avec la banane. Nous logions dans un super quartier animé, Beyoglu, juste à côté (littéralement) de Istiklal Caddesi, pour les connaisseurs. En vrac: autant de monde dans les rues à 23h qu’à 2h de l’après-midi, magasins ouverts hyper tard et même le dimanche, musiciens à tous les coins de rue (et pas des gitans qui apprennent le même morceau d’accordéon pour ensuite vous casser les oreilles dans le métro), soleil, fashion attitude, bars à qui-mieux-mieux… Et surtout, des restaurants proposant de la cuisine ensoleillée, savoureuse et généreuse. Nous nous sommes arrêtés à midi, par hasard, dans un petit resto local proposant un mezze du feu de Dieu (adresse: Sofyali, 8a). Petite parenthèse pour ceux qui ignorent la signification de “mezze”, j’ai Wikipédié pour vous: “Le mezzé (arabe : مازة) ou mézé en grec, meze en turc (du persan mazze « saveur ») est une tradition de la gastronomie levantine. Il s’agit d’un ensemble de plats (d’une dizaine à une centaine) servis à l’occasion d’une fête ou d’un repas de famille. Chaque mets est servi dans une petite coupelle de manière à pouvoir multiplier les choix. Il évoque l’Antiquité avec ses festins où l’on mangeait avec les doigts dans un assortiment de mets choisis. Le mezzé permet de goûter un peu à tout, de picorer en faisant des petites bouchées à l’aide du pain pita ou à défaut avec la fourchette.” Pas la cuisine la plus légère qui puisse exister, mais on s’en fiche, on n’est pas en vacances pour faire régime. Cette petite adresse nous a donc plongés directement au coeur de la vie stambouliote (et c’est plutôt bon signe quand il n’y a pas vraiment de touristes à l’intérieur).

MezzeCopyright L.G.

J’ai donc eu un véritable coup de coeur pour ce quartier qui donne envie d’y poser ses valises et d’y rester. Mais nous avons exploré d’autres chouettes coins et avons traversé le pont animé de Galata où se concentrent les pêcheurs à la ligne, pour gagner le quartier plus populaire de Sultanahmet, ses belles mosquées, son marché aux épices et ses petits vendeurs de rue. Après quelques heures de balade, nous sommes revenus vers Beyoglu et nous nous sommes rendus dans un bar très agréable du nom de Leb-i Derya situé au dernier étage d’un petit immeuble sans prétention. Nous avons siroté un petit cocktail tout en profitant de l’incroyable vue panoramique sur les toits d’Istanbul by night. Nous avons ensuite suivi les conseils du Lonely Planet et nous sommes retrouvés dans un restaurant qui nous a semblé pas mal, mais qui s’est avéré assez nul en comparaison avec ce que nous avons expérimenté par la suite.

Istanbul by nightCopyright L.G.

Jour 2

Le second jour, c’était notre journée “mosquées”. Il fallait donc prévoir un pantalon et un foulard histoire d’éviter les vilains draps bleus qu’ils distribuent aux touristes à l’entrée pour cacher la tête et les jambes. Nous avons commencé par acheter un petit-déj’ dans une “boulangerie”, sans savoir exactement de quoi il s’agissait (du pain et des épices?), le tout agrémenté d’un jus d’oranges pressées dans la rue. Les Turcs sont forts: ils vendent des jus de fruits dans la rue, ce qui est particulièrement rafraîchissant et ne coûte pas grand-chose (moins de 80 cents). Au programme, la “citerne-basilique”, la mosquée Ayasofya ainsi que la somptueuse mosquée “bleue”, tous trois de véritables chefs d’oeuvre architecturaux. Il a évidemment fallu que je tombe sur quelqu’un que je connaissais. Une Danoise adoptée rencontrée en Corée il y a bientôt 2 ans… Le monde est petit, comme on dit!

MosquéeCopyright L.G.

Mosquée 2
Copyright L.G.

Entre les visites, nous nous sommes baladés dans les ruelles aux pavés irréguliers, dont les montées parfois interminables ont bien musclé nos petits mollets tout frêles (…). Nous avons ensuite trouvé notre chemin vers le Grand Bazar. Ca porte bien son nom: c’est grand, et c’est le bocson. Ce n’est pas grand, en fait c’est carrément immense. Des ruelles à gauche et à droite, des marchands de tapis, de lampes, de brols, de faux sacs, de cuirs, de thé, de poterie, il y en a pour tous les goûts. Nous nous sommes perdus dans ce dédale pendant deux-trois heures. J’ai tout de même réussi à me faire accoster en chinois et en japonais, et un jeune type a même dansé le Gangnam style… (Bien vu, Lulu)

Bazar
Copyright L.G.

Après cette expédition assez esquintante, nous avons trouvé un spot PARFAIT, sous le pont de Galata, face à la mer et aux mosquées. Vissés dans notre fauteuil avec une bière et un narguilé, la belle vie, quoi. Me and my man, the perfect moment. Mon amie danoise Linda – mentionnée précédemment – et son amie Anna nous ont rejoints pour boire un pot, puis nos chemins se sont quittés et nous sommes retournés vers Beyoglu à la recherche d’un petit resto sympathoche. Et sympathoche il fut! Déniché à nouveau par hasard, le Rakici nous a paru atypique avec ses écritures aux murs et son style “vieux machins pendus ci et là” dans le genre du Goupil Le Fol (bar typique à Bruxelles). Nous avons de nouveau opté pour un bon petit mezze et une grillade comme ils savent les faire là-bas (la viande reste très tendre!!). Ajoutée à cela, une bière, et nous en avons eu pour moins de 12 euros par personne!

Le resto étant situé dans une ruelle ultra animée qui ressemblait furieusement au Carré de Liège en version miniature, nous nous sommes promis d’aller expérimenter un bar ou l’autre le lendemain.

Jour 3

Visite du Palais de Topkapi le matin. Je ne le recommande pas vraiment, c’était assez décevant. Pas grand chose à voir à part quelques beaux bijoux, quelques tenues bien conservées, de belles mosaïques et de très beaux parterres de tulipes (pour la petite histoire, la tulipe ne serait pas vraiment hollandaise, mais plutôt turque!). Nous n’avons pas visité les anciens harems car la file était trop longue. Nous nous sommes ensuite mis en tête d’aller faire un petit tour sur le Bosphore. Après quelques comparaisons afin d’éviter les énormes bateaux bourrés de touristes, nous avons trouvé un bateau de plus petite taille qui nous a emmenés sur les flots pendant 1h30.

bosphore
Copyright L.G.

Un bon bol d’air frais, et quelques belles bicoques plus tard, nous sommes retournés à notre spot fétiche sous le pont de Galata afin de profiter de la magnifique journée ensoleillée. Je ne l’ai en effet pas encore précisé, mais il faisait environ 25-26°C tous les jours, de quoi faire le plein de soleil avant de retrouver la grisaille belge.

Nous sommes ensuite retournés nous préparer à l’hôtel pour rejoindre le Nakka, un beau petit resto où nous avions réservé une table.

————

J’ai dû faire une pause dans l’écriture de mon article. Me revoici une semaine plus tard et si ça tombe, vous trouvez ce post un peu longuet (pour ne pas dire chiant), ALORS, chers lecteurs, je vais abréger vos souffrances en résumant rapidement la dernière soirée à Istanbul et la journée du lendemain. En quelques mots: après le chouette resto mentionné ci-dessus, nous sommes sortis boire des verres et avons fini quelque peu imbibés. Je me suis évidemment fait de nouveaux amis, j’ai beaucoup crié, dansé et chanté, comme je le fais chaque fois que le volume de la musique est élevé et j’ai appris au barman ce qu’était une VODKA-POMME. Ils ne connaissent pas ça là-bas. Petite pensée pour mon iPhone qui a permis au type de comprendre ce que je lui voulais.

Bref, autant vous dire que les Stambouliotes ont le sens de la fête!!!

Le jour 4 s’est donc avéré très dur (surtout le réveil…) et heureusement que nous avons atterri dans un très chouette petit resto où nous avons brunché pendant 2h, sinon je pense que je n’aurais pas survécu. Notez d’ailleurs l’adresse si vous planifiez un petit séjour à Istanbul car cela en vaut la peine! Il s’agit du Cafe Privato. Vintage, vieille vaisselle de mamy, confitures bio, pain bio, tout bio, bref, du sain et du frais comme on l’aime.

cafe privatoCopyright L.G.

Nous avons ensuite zoné quelques heures sur la belle terrasse couverte du Mama Shelter pour ensuite repartir direction Bruxelles.

N’hésitez pas à me contacter si cet article vous a plu et si vous voulez d’autres conseils, je me ferai un plaisir de vous éclairer!!

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2 thoughts on “Quelques notes stambouliotes

  1. Merci pour cet article plein d’enthousiasme! Istanbul est depuis longtemps sur notre liste de city trips aussi, là il va vraiment falloir se bouger 🙂

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